La princesse aux petits pois*
5 novembre 2008
Il était une fois un prince qui voulait épouser une princesse, mais une vraie princesse. Il fit le tour de la terre pour en trouver une mais il y avait toujours quelque chose qui clochait ; des princesses, il n’en manquait pas, mais étaient-elles de vraies princesses ? C’était difficile à apprécier, toujours une chose ou l’autre ne lui semblait pas parfaite. Il rentra chez lui tout triste, il aurait tant voulu avoir une véritable princesse. Un soir par un temps affreux, éclairs et tonnerre, cascades de pluie que c’en était effrayant, on frappa à la porte de la ville et le vieux roi lui-même alla ouvrir. C’était une princesse qui était là, dehors. Mais grands dieux ! de quoi avait-elle l’air dans cette pluie, par ce temps ! L’eau coulait de ses cheveux et de ses vêtements, entrait par la pointe de ses chaussures et ressortait par le talon … et elle prétendait être une véritable princesse ! – Nous allons bien voir çà, pensait la vieille reine, mais elle ne dit rien.
Elle alla dans la chambre à coucher, retira toute la literie et mit un petit pois au fond du lit ; elle prit ensuite vingt martelas qu’elle empila sur le petit pois et, par-dessus, elle mit encore vingt édredons en plumes d’eider. C’est là-dessus que la princesse devait coucher cette nuit-là.
Au matin, on lui demanda comment elle avait dormi. – Affreusement mal, répondit-elle, je n’ai presque pas fermé l’œil de la nuit. Dieu sait ce qu’il y avait dans ce lit. J’étais couché sur quelque chose de si dur que j’en ai des bleus et des noirs sur tout le corps ! C’est terrible !
Alors ils reconnurent que c’était une vraie princesse puisque, à travers les vingt matelas et les vingt édredons en plumes d’eider, elle avait senti le petit pois. Une peau aussi sensible ne pouvait être que celle d’une authentique princesse.
Le prince la prit donc pour femme, sûr maintenant d’avoir une vraie princesse et le petit pois fut exposé dans le cabinet des trésors d’art, où on peut encore le voir si personne ne l’a emporté. Et ceci est une vraie histoire.
*conte d’Andersen
Primavera di sogno
30 septembre 2008
“Norouz vint,
Dès l’aube… Joie !
Du nuage noir sur l’herbe parfumée,
L’hiver meurt et le printemps renaît,
Et le monde devient berceau de paix.
Les roses s’attifèrent,
Les haies se coiffèrent,
Et sur les cimes du platane,
Les grives formèrent orchestre.
Fleurissant dans les haies,
Les coquelicots,
Et, ornant les fleurs,
La rosée.
Sur le chef des coquelicots,
Un voile de musc,
Et sur la face des fleurs,
Un manteau de perles.
Au cœur de la terre,
Et sur les deux faces la montagne,
Des images.
Les petites tourterelles apprirent à jouer de la flûte,
Et les merles brulèrent le musc du Tibet.
Les fleurs jaunes allumèrent des bougies,
Les fleurs rouges,
Des rubis,
Et, de côte et d’autre du ruisseau,
Les peupliers se firent coudre de nouveaux habits.
Les perroquets s’attaquèrent aux fleurettes,
Les faons dressèrent l’oreille,
Et les onagres se rassemblèrent,
Les merles dressèrent les jardins,
Et les amoureux perdirent âme et cœur,
Avec les Turcs de Tchagal et de Ghandehar.
Nous retrouvâmes une nouvelle fois le monde
Beau et joyeux..”
Savoir se “re-créer” pour être heureux :-)!
30 août 2008
Sandrine Sananès, praticienne en éducation créatrice, installe son atelier à Charenton.
Il s’agit de (se) révéler et non pas d’ imiter! Sage et belle méthode!


